Digital Report 2021: les dernières données de notre état des lieux du digital dans le monde.

Thought Leadership

Un demi-milliard de nouveaux utilisateurs sur les médias sociaux. 1,3 milliard d’années passées sur internet. Des billions de dollars dépensés dans le e-commerce…

Si vous cherchez les dernières données et statistiques sur le numérique et les médias sociaux, vous les trouverez toutes dans notre nouveau Digital Report 2021.

Publiés en partenariat avec We Are Social et Hootsuite, les rapports de cette année révèlent que la technologie connectée est devenue au cours de l’année dernière une part encore plus essentielle de la vie quotidienne. Les médias sociaux, le e-commerce, le contenu en streaming et les jeux vidéo ont tous connu une croissance significative au cours des 12 derniers mois.

Voici quelques-uns des thèmes clés des rapports de cette année :

Avant de nous lancer dans les chiffres, nous remercions tous les partenaires et fournisseurs de données qui ont rendu possible les rapports de cette année, en particulier :

(attention, il y a eu quelques changements concernant notre méthodologie, détails en page 6).

Digital Report 2021- Une vue d’ensemble

Vous trouverez notre rapport complet dans le SlideShare ci-dessous (ou ici si vous êtes trop pressés), et ci-dessous notre analyse des grandes tendances pour cette année.



Les principaux enseignements

Mais que nous apprennent vraiment toutes ces données sur ce que la population fait réellement en ligne ?

Vous trouverez ci-dessous notre bilan des principales tendances de cette année, mais si vous souhaitez approfondir l’un de ces sujets, ainsi que d’autres qui ne sont pas abordés ici, rendez-vous sur le site DataReportal.com, où vous trouverez notre collection complète de rapports et d’analyses sur Digital 2021.

1. L’adoption des médias sociaux en forte hausse

Le nombre d’utilisateurs de médias sociaux a fait un bond de plus de 13 % au cours de l’année dernière, avec près d’un demi-milliard de nouveaux utilisateurs, portant le total mondial à près de 4,2 milliards au début de 2021.En moyenne, plus de 1,3 million de nouveaux utilisateurs ont rejoint les médias sociaux chaque jour en 2020, ce qui équivaut à peu près à 15,5 nouveaux utilisateurs chaque seconde.

L’utilisateur type de médias sociaux y consacre désormais 2 heures et 25 minutes par jour, ce qui équivaut à peu près à un jour éveillé de sa vie chaque semaine.

En 2021, les utilisateurs de médias sociaux du monde entier y consacreront au total 3,7 billions d’heures, soit l’équivalent de plus de 420 millions d’années d’existence humaine combinée.

Comme nous l’avons vu les années précédentes, il existe cependant des différences importantes entre les pays.

Selon GWI, les Philippins sont toujours les plus grands consommateurs de médias sociaux au monde, passant en moyenne 4 heures et 15 minutes par jour sur les plateformes sociales – soit une demi-heure de plus que les Colombiens qui occupent la deuxième place.

À l’autre bout de l’échelle, les utilisateurs japonais déclarent passer moins d’une heure par jour sur les médias sociaux, mais le chiffre de 51 minutes de cette année est encore supérieur de 13 % au chiffre que nous avions communiqué pour les japonais à la même époque l’année dernière.

2. Les téléphones portables sont devenus notre « premier » écran

Les données d’App Annie démontrent que les utilisateurs d’Android dans le monde entier passent maintenant plus de 4 heures par jour à utiliser leur téléphone.

Au total, cela signifie que les utilisateurs d’Android ont passé plus de 3,5 billions d’heures cumulées sur leur téléphone au cours des 12 derniers mois.

Le rapport « State of Mobile 2021 » d’App Annie révèle également que la population passe désormais plus de temps sur son portable que devant la TV classique.

Les données de GWI racontent une histoire similaire. Les dernières recherches montrent que l’internaute type dans le monde passe désormais 3 heures et 39 minutes par jour connecté à Internet sur son téléphone portable, contre un total de 3 heures et 24 minutes par jour à regarder la télévision. L’internaute passe maintenant environ 7 % plus de temps à utiliser des services connectés sur son téléphone qu’à regarder la télévision.

Cependant, comme nous le verrons plus loin, les appareils mobiles ne représentent toujours qu’environ la moitié de notre temps d’utilisation quotidienne d’Internet.

3. Le temps passé en ligne bondit

Au total, l’internaute moyen passe aujourd’hui près de 7 heures par jour sur Internet sur tous types d’ appareils, ce qui équivaut à plus de 48 heures par semaine en ligne, soit 2 jours complets sur 7 !

En supposant que l’internaute moyen dorme entre 7 et 8 heures par jour, cela signifie que nous passons aujourd’hui environ 42 % de notre vie éveillée en ligne et que nous passons presque autant de temps à utiliser Internet qu’à dormir.Les derniers résultats du GWI montrent que l’internaute type a passé 16 minutes de plus en ligne chaque jour au troisième trimestre 2020 qu’au troisième trimestre 2019, ce qui représente une augmentation de 4 % par rapport à l’année précédente.

Si l’utilisation d’Internet reste à ces niveaux tout au long de 2021, les internautes du monde entier passeront près de 12 billions d’heures en ligne cette année, ce qui représente plus de 1,3 milliard d’années de temps humain combiné.

Toutefois, comme nous avons pu le voir dans le rapport de l’année dernière, le temps passé en ligne varie considérablement d’un pays à l’autre. 

Les Philippins déclarent passer le plus de temps en ligne, soit en moyenne près de 11 heures par jour.

Les Brésiliens, les Colombiens et les Sud-Africains déclarent également passer en moyenne plus de 10 heures par jour en ligne.

Les Japonais quant à eux déclarent passer le moins de temps en ligne, soit moins de 4,5 heures par jour. 

Il est intéressant et surprenant de s’apercevoir que la Chine ne se situe pas en haut de classement, avec seulement 5 heures et 22 minutes par jour – 1,5 heure de moins que la moyenne mondiale de 6 heures et 54 minutes.

4. Le changement des comportements de recherche en ligne 

La recherche d’informations reste la principale raison pour laquelle la population va sur Internet, près des deux tiers des internautes du monde déclarant que c’est l’une de leurs principales motivations.

Cependant, les dernières données de GWI indiquent que les comportements de recherche dans le monde évoluent, et ce changement peut avoir des conséquences importantes pour toute personne qui souhaite s’adresser à un public sur le web.

Les moteurs de recherche conventionnels restent un élément essentiel, 98 % des personnes interrogées déclarant qu’elles utilisent un moteur de recherche chaque mois.

Cependant, plus de 7 personnes interrogées sur 10 déclarent également qu’elles utilisent désormais au moins un outil autre que les moteurs de recherche textuels pour trouver des informations en ligne chaque mois.

Les interfaces vocales sont l’alternative la plus populaire, 45 % des internautes dans le monde déclarant avoir utilisé la recherche ou la commande vocale au cours des 30 derniers jours.

En parallèle, près d’un tiers des internautes utilisent également des outils de reconnaissance d’images sur leur téléphone portable chaque mois, des outils comme Pinterest Lens et Google Lens étant particulièrement adoptés en Amérique latine et en Asie du Sud-Est.

Mais la tendance la plus intéressante dans l’évolution des comportements de recherche est peut-être l’essor de la recherche sociale.

Environ 45 % des internautes dans le monde déclarent aujourd’hui qu’ils se tournent vers les réseaux sociaux lorsqu’ils cherchent des informations sur des produits ou des services qu’ils envisagent d’acheter.

Ce chiffre est encore plus élevé chez les jeunes utilisateurs, les utilisateurs de la Génération Z déclarant qu’ils sont plus susceptibles de rechercher des marques sur les médias sociaux que sur les moteurs de recherche.

5. Une stratégie multi-dispositifs est essentielle

Les téléphones portables représentent aujourd’hui 53 % du temps que le monde passe en ligne, mais les données montrent clairement que d’autres appareils jouent encore un rôle important dans notre vie connectée.

Les données du GWI indiquent que 9 internautes sur 10 se connectent en ligne via un smartphone, mais deux tiers déclarent également qu’ils utilisent un ordinateur portable ou de bureau pour accéder à internet.

Le téléphone portable est aujourd’hui l’appareil le plus utilisé dans tous les pays pour aller sur Internet, mais l’écart entre les téléphones portables et les ordinateurs est souvent assez faible, surtout en Europe occidentale.

Les dernières données de StatCounter démontrent que les ordinateurs représentent toujours une part significative de l’activité web dans le monde.

Plus de 40 % des pages web consultées en décembre 2020 l’ont été par des navigateurs web fonctionnant sur des appareils portables et de bureau, bien que la part globale de ces appareils soit en légère baisse par rapport à décembre 2019.

6. Une approche plus stratégique du marketing des médias sociaux

Les analyses Kepios des données recueillies par GWI démontrent qu’au moins 98 % des utilisateurs d’une plateforme de médias sociaux donnée utilisent également au moins une autre plateforme sociale.

Les différentes plateformes sociales sont également sujettes à des chevauchements d’audience importants, avec 85 % des utilisateurs de TikTok âgés de 16 à 64 ans qui disent utiliser Facebook, et près de 95 % des utilisateurs d’Instagram dans la même tranche d’âge qui disent aussi utiliser YouTube.

Si le concept général de chevauchement des audiences n’est pas surprenant, l’ampleur de ces derniers revêt une importance particulière cette année.

Le point essentiel à retenir est que les marques n’ont pas besoin d’être actives sur toutes les plateformes, et les données montrent qu’une présence sur seulement une ou deux des plus grandes plateformes offre le potentiel d’atteindre presque tous les utilisateurs de médias sociaux du monde.

Pour situer le contexte, au moins 6 plateformes comptent maintenant plus d’un milliard d’utilisateurs actifs par mois, tandis qu’au moins 17 en comptent plus de 300 millions.

Toutefois, cela ne signifie pas que les spécialistes du marketing doivent se concentrer uniquement sur ces grandes plateformes.

En effet, les données soutiennent une approche plus stratégique : plutôt que de concentrer toute son attention sur la portée, il est temps d’explorer d’autres facteurs, tels que les possibilités créatives spécifiques offertes par les formats de chaque plateforme, ou les différentes possibilités d’engagements disponibles sur des plateformes plus niches.

7. Étudier les données démographiques de l’audience en ligne

Nous avons inclus dans les rapports de cette année une multitude de nouveaux graphiques donnant un aperçu des activités connexes par âge et par sexe.

L’un des plus révélateurs montre comment l’adoption du e-commerce varie en fonction de la démographie :

Ces données GWI indiquent que les internautes de la génération des baby-boomers ne sont que marginalement moins susceptibles d’utiliser le e-commerce que les internautes de la génération Z et des millenials.

En outre, les femmes internautes âgées de 55 à 64 ans sont en fait plus susceptibles de faire des achats en ligne que les internautes masculins âgés de 16 à 24 ans.

Il est également intéressant de noter qu’une part importante des internautes plus âgés jouent à des jeux vidéo.

Il n’est peut-être pas surprenant que le taux d’adoption des jeux par les générations plus âgées ne soit pas aussi élevé que celui de la génération Z, où plus de 90 % des internautes disent jouer à des jeux.

Cependant, les données de la GWI montrent toujours que plus des deux tiers des internautes âgés de 55 à 64 ans dans le monde jouent à des jeux vidéo.

Une autre tendance liée à l’âge est assez évidente dans les dernières données sur les médias sociaux, qui montrent que les groupes les plus âgés sont les segments qui connaissent la plus forte croissance parmi le public de certaines des principales plateformes.

Par exemple, Facebook a vu le nombre d’utilisateurs de plus de 65 ans augmenter d’environ 25 % au cours de l’année dernière, ce qui représente presque le double de la moyenne générale de 13 %.

Fait plus surprenant : nous constatons que les utilisateurs de plus de 50 ans représentent également la population qui croît le plus rapidement sur Snapchat.

Le nombre d’utilisateurs âgés de 50 ans et plus que les annonceurs peuvent atteindre sur Snapchat a augmenté d’environ 25 % au cours des trois derniers mois, les utilisateurs masculins de cette tranche d’âge ayant augmenté d’un tiers.

Notons toutefois que ces chiffres de Snapchat représentent une croissance trimestrielle, tandis que les chiffres de Facebook ci-dessus montrent une croissance annuelle. Ces chiffres représentent une croissance relative, et non une part de l’augmentation absolue du nombre d’utilisateurs.

Pour le contexte, les utilisateurs âgés de 25 à 34 ans représentent toujours le plus grand nombre de nouveaux utilisateurs de Facebook au cours de la dernière année, bien qu’ils soient déjà le plus grand segment démographique de la plateforme.

Cependant, les chiffres de croissance montrent toujours qu’un plus grand nombre d’utilisateurs plus âgés rejoignent les plateformes sociales.

Cette évolution démographique pourrait offrir de nouvelles opportunités aux experts du marketing, ainsi que de nouvelles sources de revenus pour les plateformes et les éditeurs.

8. Les achats en ligne et l’essor du e-commerce

Une des tendances numériques les plus marquantes en 2020 a été l’essor du e-commerce, la pandémie COVID-19 ayant poussé les consommateurs du monde entier à se tourner vers les achats en ligne.

Au niveau mondial, près de 77 % des internautes âgés de 16 à 64 ans déclarent aujourd’hui acheter en ligne chaque mois.

Les internautes indonésiens sont les plus susceptibles de faire des achats en ligne, plus de 87 % des personnes interrogées dans le cadre de l’enquête du GWI ayant déclaré avoir acheté quelque chose en ligne au cours du mois écoulé.

À l’autre bout du spectre, seuls 57 % des internautes égyptiens déclarent avoir effectué un achat en ligne au cours des 30 derniers jours.

Par ailleurs, ce que les internautes ont acheté ces derniers mois relève une analyse intéressante.Selon Statista, le secteur Mode & Beauté représente la plus grande part des recettes mondiales du e-commerce B2C en 2020, soit plus de 665 milliards de dollars US.

C’est la première fois dans notre série de Digital Reports que le secteur des voyages ne récolte pas la plus grande part des revenus, ce qui montre à quel point les derniers mois ont été difficiles pour les acteurs du voyage et du tourisme.

En effet, Statista rapporte que les revenus en ligne dans la catégorie Voyage, mobilité et hébergement ont diminué de plus de 50 % par rapport à l’année précédente, ce qui a entraîné une baisse de plus d’un demi trillion de dollars US des dépenses annuelles des consommateurs…

De nombreuses autres catégories ont quant à elles connu une forte croissance des revenus du e-commerce en 2020. L’alimentation et les soins personnels ont été la catégorie e-commerce qui a connu la croissance la plus rapide en 2020, les mesures de confinement liées à la COVID-19 et de distanciation sociale agissant comme un catalyseur pour une augmentation significative des achats d’épicerie en ligne.

À l’échelle mondiale, cette catégorie a vu ses revenus annuels dépasser les 400 milliards de dollars US en 2020, soit une augmentation de plus de 40 % par rapport à l’année précédente.

Ces chiffres confirment les conclusions que nous avions partagées dans notre rapport de juillet dernier, où de nombreux internautes déclaraient penser continuer certains nouveaux comportements d’achats en ligne, adoptés pendant les confinements.

Toutefois, l’impact de cette tendance devrait s’étendre bien au-delà de la catégorie « Alimentation et soins personnels »…

9. Ce qu’il va falloir surveiller en 2021

Ce dernier rapport vous a permis de bien comprendre où en est le numérique aujourd’hui. Mais que nous réserve l’avenir ? Voici quelques éléments à surveiller de près au cours des prochains mois.

La disparition des cookies tiers : Le navigateur Chrome de Google cessera de prendre en charge les cookies tiers à la fin de l’année 2021. Nous pouvons donc nous attendre à des changements importants dans le domaine de la publicité cette année, en particulier à mesure que les plateformes programmatiques se réinventent…

Le travail plus flexible : le télétravail semble s’installer durablement à l’avenir dans la vie professionnelle de nombreuses personnes. Nous devrions donc voir de nouvelles innovations dans les produits et services conçus pour faciliter le travail à distance au cours des prochains mois, en particulier dans les domaines de la communication et de la « cohésion d’équipe ».

Transformations numériques : les produits et services connectés continueront à bouleverser tous les marchés mais trois secteurs sont à suivre avec un intérêt particulier en 2021 :

Identités numériques portables : la vie privée étant à nouveau sous les feux de la rampe suite aux récentes mises à jour des conditions générales de WhatsApp, une approche « décentralisée » de l’identification numérique pourrait être mise en avant. Inrupt est certainement à surveiller, mais ça ne sera certainement pas le seul concurrent…

10. Et pour conclure… 

Nous ne pouvions pas conclure ce bilan cette année encore sans une mise à jour de l’une des batailles les plus disputées sur Internet. La guerre team chien / team chat continue de plus belle sur les Internets.

#TeamDog a publié 44 millions de publications #dog supplémentaires sur Instagram au cours des 12 derniers mois, alors que #TeamCat n’a généré que 33 millions de nouveaux posts #cat.

Il en va de même sur Twitter, où les outils publicitaires de la plateforme révèlent que 307 millions d’utilisateurs sont « intéressés » par les chiens aujourd’hui, contre seulement 23 millions qui sont « intéressés » par les chats. 

Voilà pour ce début d’année, la suite dans les prochaines semaines avec une analyse 100% France.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de notre Digital Report 2021 ici.

Simon Kemp / les équipes de We Are Social